Mercredi 27 mai 2009
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Ci-joint les premiers commentaires, les photos seront ajoutées tres prochainement.
Comment raconter une course de 100km et faire passer les émotions qu'y s'en dégagent? impossible...
un beau matin, apres 21 semaines d'entrainement trés rigoureux et exigeant, on se retrouve sur une ligne de départ pour une distance qu'on essaie juste d'oublier.... 2,5 fois le marathon !!!... il ne faut pas y penser...
Samedi 23 Mai 2009, 5h du matin.
Bref c'est le départ dans la nuit en petites foulées, groupés autour des rares lampes frontales. Je commence à
boire dés le 2e km comme prévu, ca tombe bien il fait plutot lourd, il n'est que 5h15 pourtant...
Km10, il fait toujours nuit, on retrouve les vélos au ravitaillement de St Anne...heureusement qu'on avait repéré
les lieux avec ma femme la veille, je la retrouve dans le noir à l'endroit prévu.
Km25, premier tour sans difficulté, je bois à chaque ravitos plus 2 fois entre chaque ravitos, je suis légèrement
en retard et cela me rassure, je n'ai pas pris un départ trop rapide. J'entame le second tour confiant mais je réalise que j'ai les jambes plus fatiguées
que sur mon dernier marathon et que j'ai même du mal à conserver mon rythme de base... bizarre, j'ai survolé la marathon il y a 1 mois.
Le second tour, je fais attention d'être régulier, pas d'accélération
et pas de perte de temps aux ravitos... j'essaie de jouer la régularité. Malheureusement un orage se déclare et et la pluie commence au km 41,5...
une pluie battante qui va durer environ 1H30, refroidir les muscles et déstabiliser beaucoup de monde.
Au moment ou je boucle le second tour je sais que le 3e m'a toujours été présenté comme le plus dur et je sais aussi que je suis déja entamé... je décide de ralentir pour assurer le
coup, je passe de 5'15/km à 5'45/km...il pleut toujours et ca tourne à la galère, je me dis que ca va passer, je demande à ma femme de passer me prendre
des chaussures et chaussettes sèches... elle les met dans son sac pour le moment.
Les deux premiers tours sont courus sur une moyenne de 5'20/km comme prevu.
Km60 la pluie s'arrête enfin, je profite d'un ravitos pour changer mes
chaussures; quel bonheur de se mettre au sec !! je repars satisfait, mais les muscles des cuisses refroidis par le pluie commencent vraiment à être douloureux (aucun soucis avec les
mollets en revanche pendant la course). Je rentre dans le dur, je serre les dents, je m'accroche, on est dans le vif du sujet maintenant.
Le retour sur Chavagnes est difficile, il faut surtout continuer à boire et manger, on m'avait dit que le troisième était terrible et cela se confirme; je n'ai pas de coup de pompe, je gère bien
l'alimentation mais les cuisses me font mal à hurler...
terrible....
Au moment de boucler le 3e tour, je ne me pose pas la question de continuer, d'évidence je suis venu pour finir et
je suis préparé pour ca...et puis je compte sur une rédemption sur la 4e boucle avec la ligne d'arrivée en perspective. Je continue donc, malgré des cuisses explosées et le reste anesthésié par
l'effort. Ma moyenne sur ce 3e tour a du tomber à 5'45/km mais c'est ok.
Pour moi pas question de marcher meme sur le 4e tour, jamais. Je ralentis fortement mais je cours. Aux ravitos je
fais attention de ne pas m'attarder sinon c'est fichu je ne pourrais pas repartir... je m'arrete, je bois, je respire quelques secondes et je repars en trottinant pour reprendre le rythme. Les
derniers km se font sur le mental uniquement. Plus question de parler, surtout ne pas réflechir, oublier ses jambes qui appellent au secours.


Ce 4e tour sera la preuve que le 3e n'est pas le plus
dur, cette fois la souffrance m'accompagne à chaque foulée.
Depuis le Km 80 je raisonne par 5km et à partir du Km 95 je compte chaque km, chaque mètre. La vue du podium au loin fait oublier la douleur, le finish est une
délivrance, ma moyenne sur le 4e tour doit tourner aux environs de 6'10/km ce qui est trop lent
je termine 37e en 9h42'18'' et une moyenne générale de 5'50/km; je suis trés content de
cette réussite maisje dois analyser maintenant les causes de cet effondrement au 4e tour et revenir plus fort pour tenir le rythme de base plus
longtemps.
Quelle aventure tout de meme !! et quelle souffrance....
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